Billets de cmr44

Affaire Preynat, parce qu'il faut aussi juger un homme.

Par Le 15/01/2020

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Affaire Preynat, parce qu’il faut aussi juger un homme

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef au journal La Croix.

Tout a été dit sur l’affaire Preynat, ce prêtre qui a abusé de scouts entre 1972 et 1991, dans la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon : « tout », c’est-à-dire la complicité au moins tacite de la hiérarchie, le silence des parents, la difficulté pour les victimes de témoigner après tant d’années de silence… On a fait le procès de l’Église, de ses responsables, mais, depuis 2015 que cette affaire occupe le devant de la scène médiatique, on aurait presque oublié qu’à l’origine, il y a la faute d’un homme. Un prédateur hors norme, l’ancien père Bernard Preynat, 75 ans en février. On aurait dû commencer par cela. Les circonstances en ont décidé autrement, et ce fut d’abord le procès d’une institution, avec la mise en cause du cardinal Barbarin. Mais cette semaine, à Lyon, c’est bien l’homme que l’on va juger.

Une question qui hante les victimes

Les victimes, nombreuses, celles qui sont parties civiles, celles qui ne peuvent l’être car prescrites, massées sur les bancs du public, souvent avec leurs parents, attendent toutes ce moment. Avec cette question, qui les hante, et pour beaucoup a détruit une partie de leur vie : comment un homme, un adulte, un prêtre, a-t-il pu leur faire cela ?

 

Chrétiens, chrétiennes, nous sommes l'Eglise

Par Le 08/01/2020

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« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1Co 12, 26).

La santé du corps ecclésial est donc l’affaire de tous. Suite aux révélations de scandales dans l’Église, nous, mouvements d’action catholique, sommes témoins du désarroi de croyantes et croyants.

Ceux-là perçoivent, au niveau de leurs espaces d’engagement, la perte de légitimité de l’Église pour intervenir dans les débats d’une société en crise. En particulier, nous pouvons témoigner que la façon d’organiser et de concentrer le pouvoir conduit à établir un rapport de domination qui blesse des êtres humains dans leur chair et dans leur foi. Notre remise en cause porte sur le fonctionnement de l’institution de l’Église qui est aussi source de souffrance pour de nombreux prêtres. « Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » (Luc 22, 27) Parce que nous sommes tous égaux dans le baptême, nous ne pouvons plus accepter de dissocier clercs et laïcs dans les processus de décision. La coresponsabilité est une chance pour notre Église.

Nous témoignons aussi de la richesse de la place des femmes dans les organes de direction et de décision de nos mouvements. Cette parité pleine et entière permet la complémentarité et l’ouverture sur le monde et les situations vécues. Elle est une chance pour nos mouvements et pourrait l’être pour toute l’Église. Les mouvements d’action catholique sont des lieux pour partager les joies et les difficultés, s’épauler, agir, prier et se nourrir de la Parole de Dieu.

Article : 'L’intime, au cœur de l’action catholique'

Par Le 31/12/2019

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Samedi 7 décembre 2019, Pascal Verbeke, un acteur majeur de la Mission Ouvrière de l’agglomération lilloise, a soutenu son mémoire de baccalauréat canonique de théologie à la faculté de théologie de l’université catholique de Lille sur « L’intime, au cœur de l’action catholique ».

Dans sa prise de parole, Pascal a présenté son travail qui est né de remarques de personnes qui considèrent l’action catholique comme un « mouvement sociologique » trop collectif et intellectuel pour permettre l’intime d’une relation à Dieu. Par sa recherche, Pascal démontre qu’une intense vie intime avec le Dieu des chrétiens s’y déploie. Une intimité qui se vit dans toute son épaisseur sociale".