Chrétiens dans le Monde Rural en Loire Atlantique

Prières et textes inspirants

Le Monde Rural - Chant du CMR. Juin 2020.

Chant cmr 1

Bande son : Au monde rural chant du cmr 2020 mp3Au monde rural chant du cmr 2020 mp3 (7.33 Mo)

1. Nous vivons dans un jardin mondial
Ce paradis c’est notre maison commune
Démocratie, climat, urgences sociales !?
Plus je consomme plus la planète se consume !
Faisons des choix, chacun est digne
Gardons l’espoir, bougeons les lignes
Hommes et femmes, portons la clameur
L’espérance au cœur du monde rural

2. Nous habitons territoires et paysages
Citoyens militants de la Terre
De nos mains nous cultivons le partage
Et récoltons mille façons de faire
Produisons de la nourriture saine
Embellissons nos relations humaines
Hommes et femmes, portons la clameur
L’espérance au cœur du monde rural

3. Nous voulons une société fraternelle
Plusieurs familles aux multiples visages
Migrons ensemble vers un autre modèle
Accueillons des réfugiés dans nos villages
Poussons la voix, créons une danse
Au nom du droit, de la tolérance
Hommes et femmes, portons la clameur
L’espérance au cœur du monde rural

4. Nous moissonnons avec joie dans nos campagnes
A chaque pas tout ce qui tisse du lien
En équipe jusqu’au sommet de la montagne
Ce qui compte c’est de faire le chemin
Que soient vivantes les bonnes nouvelles
Et que chacun y mette son grain de sel !
Hommes et femmes, portons la clameur
L’espérance au cœur du monde rural (ter)

5. Nous t’invitons à inventer un idéal
A rendre grâce à Dieu aujourd’hui
Partageons le pain, le vin à notre table
Et célébrons la beauté de de la Vie !

Paroles et musique Marie Coutant, avec les membres de Chrétiens dans le Monde Rural.

Paroles du chant imprimables : Au monde rural chant du cmr juin 2020Au monde rural chant du cmr juin 2020 (31.09 Ko)

Semaine 1 du confinement : "Les 80 ans seuls dans leur appartement répondent PRESENTS"

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REGARDE 

Je sais que tu as mille et une raisons de désespérer,

Mais je voudrais te crier qu'il y a aussi mille et une autre raisons d'espérer!

Ne laisse pas gagner ton cœur, par la marée noire des mauvaises nouvelles

Pour changer le monde, il faut d'abord changer ton regard.

 

Regarde et vois tous ces hommes et toutes ces femmes, qui ne font pas la une des journaux,

Mais au lieu de crier que Dieu est aveugle, manchot, ou muet....lui prêtent leurs yeux, leurs mains, leurs voix.

 

Regarde et entends, car le monde actuel a besoin de trouver ce ‘regard du cœur'...pour mieux respirer et pour mieux vivre .

Sœur JEANNETTE

Le 26 mars, prière recue de Marie J. G, membre CMR44.

Texte imprimable : Les 80 ans seuls dans leur appartement repondentLes 80 ans seuls dans leur appartement repondent (351.04 Ko)

Confinement Semaine 1 : "Je reste à la maison Seigneur"

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Je reste à la maison, Seigneur !
Et aujourd’hui, je m’en rends compte,
Tu m’as appris cela,
Demeurant obéissant au Père,
Pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
En attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans l’atelier de Joseph,
Ton gardien et le mien,
J’apprends à travailler, à obéir,
Pour arrondir les angles de ma vie
Et te préparer une œuvre d’art.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je sais que je ne suis pas seul
Parce que Marie, comme toute mère,
Est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées
Et de préparer le déjeuner
Pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville, de mes proches,
Et pour le bien de mon frère,
Que tu as mis à côté de moi,
Me demandant de m’en occuper
Dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans le silence de Nazareth,
Je m’engage à prier, à lire,
Étudier, méditer,
Être utile pour les petits travaux,
Afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et le matin, je te remercie
Pour le nouveau jour que tu me donnes,
En essayant de ne pas la gâcher
Et l’accueillir avec émerveillement,
Comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et à midi, je recevrai
La salutation de l’Ange,
Je me rendrai utile pour l’amour,
En communion avec toi
Qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ;
Et, fatigué par le voyage,
Assoiffé, je te rencontrerai
Au puits de Jacob,
Et assoiffé d’amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et si le soir me prend la mélancolie,
Je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs: Reste avec nous, le soir
est arrivé
Et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans la nuit,
En communion de prière avec les nombreux malades
Et les personnes seules,
J’attendrai l’aurore
Pour chanter à nouveau ta miséricorde
Et dire à tout le monde que,
Dans les tempêtes,
Tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je ne me sens pas seul et abandonné,
Parce que tu me l’as dit :
Je suis avec vous tous les jours.
Oui, et surtout en ces jours
De confusion, ô Seigneur,
Dans lesquels, si ma présence n’est pas nécessaire,
Je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

Amen.
+ Joseph, évêque italien

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Confinement Semaine 2 : En présidant les obsèques au cimetière

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En présidant les obsèques au cimetière, il m’est venu cette réflexion : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus-Christ » (1 Pi. 2, 5).  Si beaucoup tiennent à l’édifice-église de l’enracinement de leur famille, pour un service ponctuel, osons une réflexion plus approfondie sur le sens de l’existence (vie et mort) ; dépassons les murs, pour regarder à ciel ouvert, la vérité que nous pouvons ajuster, de nos pratiques, à nos convictions chrétiennes.

La religion sans temple

« Oui, je les ai éloignés parmi les nations ; oui, je les ai dispersés dans les pays étrangers. Mais j’ai été pour eux comme un sanctuaire, dans les pays où ils sont allés » (Ez. 11,16) ; de par leur déportation à Babylone, les Hébreux sont en effet loin du Temple de Jérusalem, et ne peuvent s’y rendre. Le prophète Ezéchiel décrira la gloire de Jérusalem (10,18-22) pour se rendre chez les exilés (1,3-28).

La présence de Dieu n’est pas liée à un temple. Déjà le geste des patriarches avait manifesté que Dieu est partout et qu’en tout lieu, on peut le prier ; lorsqu’ils rencontraient ainsi Dieu, les hommes de l’époque patriarcale, dressaient simplement une pierre en mémorial ; certains lieux étaient considérés comme sacrés : par exemple Sichem (Gn 33,18) ou Bethel. Jacob appelle « Maison de Dieu » le lieu de sa vision : « Yahvé est dans ce lieu et je ne le savais pas… ce lieu est une demeure de Dieu, la porte du ciel » (Gn 28,16-17) ; déjà l’exode du peuple Hébreu au désert avaient montré que Dieu est avec son peuple, fut-il nomade ; et l’on peut rappeler la réponse du prophète Nathan à David. Ce n’est pas David qui construira une maison à son Dieu, c’est Dieu qui constituera une maison (une dynastie) à son roi. (2 Sam. 7-2).

L’exil est la période privilégiée pour faire accéder un peuple  désemparé,  à une rencontre de Dieu dans la foi. Dieu est partout. Il n’est que de se tourner vers lui. On croit déjà entendre la parole de Jésus à la Samaritaine : « Ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. L’heure vient où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn4,21-23). Dieu est avec son peuple dès que celui-ci se rassemble pour le chercher. Jésus dira : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis avec eux » (Mt 18,20). Dieu est avec ceux qui sont en détresse, suggère Ezéchiel. Jésus s’identifiera avec celui qui a faim, a soif, est malade ou en prison (Mt 25, 31-46). Décrivant la Jérusalem céleste, l’Apocalypse dit : « Du temple, je n’en vis point en elle. Car le Seigneur est son temple (Ap. 21-22).

Ezéchiel est un jalon sur la longue route qui va d’Abraham au Christ. A une heure particulièrement douloureuse, il a su inviter ses contemporains à trouver Dieu sans le chercher dans un temple. Il a fallu la destruction de l’édifice de Salomon et l’exil pour qu’on se rende compte que Dieu est partout, spécialement proche de ceux qui souffrent ; que sa puissance se manifeste en dehors d’Israël ; qu’il est le Dieu de tout l’univers créé par lui ; que la vraie religion est celle du cœur, proposée par Jérémie et le Deutéronome (Jr 31,31 ; Dt 6, 4ss ; Ez, 11,16).  Progrès spirituel, trop fort semble-t-il, pour un peuple attaché à ses coutumes. Aussi, au retour de l’exil, le temple rebâti, le formalisme reprendra-t-il de plus belle. Un courant parallèle, cependant, prolonge l’approfondissement de l’exil. Divers écrits de l’époque, décrivent déjà un autre temple : il n’est pas fait de main d’homme ; il est dans le ciel ; il est la vraie demeure de Dieu (Sg 9,8). Il se continuera dans l’épître au Hébreux (le Christ est l’unique  prêtre), l’Apocalypse,  et surtout dans l’évangile de Jean.

Jésus, comme tous les hommes religieux de l’Ancien Testament, témoigne du plus profond respect pour le Temple. Tout au long de sa vie, il y « monte ». C’est pour lui un lieu de prière », non de formalisme et de trafic. Quand il en chasse les marchands, il accomplit un geste prophétique. Il signifie que le Temple sera autre, dans la nouvelle alliance (Mt21,12-13 ; surtout Jn2, 13-22). Il en prédit la destruction (Mt 23, 38 s ; 24,2 ; cf Mc14, 58 ; Mt 27, 39 s). C’est lui qui sera le temple de Dieu (Jn,2-21). A la Samaritaine, il dit : » Ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 21-24). L’apôtre Paul reprend ces paroles en affirmant que les chrétiens sont « le corps du Christ et le temple de l’Esprit » (1 Co 6, 19 ; Rm 8, 11).

Teilhard de Chardin, ethnologue jésuite, a écrit la messe sur le monde, dans des circonstances où il se trouvait seul, isolé. Ecrit sous une première forme pendant la guerre, en 1918, alors qu’il était aumônier, mobilisé, Teilhard a remanié son texte 1923, là où il était en exploration scientifique en Asie.  Sa structure est celle de l’Eucharistie. En voici un extrait pour l’Offertoire : « Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l’Aisne, mais dans les steppes de l’Asie, je n’ai ni pain, ni vin, ni autel, je m’élève par-dessus les symboles jusqu’à la pure majesté du Réel, et je vous offrirai, moi, votre prêtre, sur l’autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde … ». Intitulé la messe sur le monde, c’est une méditation que Teilhard nous a ainsi laissé, en commentant la structure de l’Eucharistie.

Jean-Pierre DENIS, éditorialiste de « La Vie » du 19 mars écrit, à propos de la messe télévisée dominicale sur France 2 du 15 mars : « Alors que la force pandémique cloue nos portes, la célébration dominicaine et dominicale, s’élevait comme une messe sur le monde, offerte à l’inconnu, aux quatre vents, sans filtre, sans barrière ni frontière, sans suspicion, sans protection ».

Nous pouvons regretter l’incendie de Notre-Dame de Paris, louange de pierre plantée au cœur de la cité. D’autres vont souligner le manque de discrétion des édifices que nous appelons églises, plantées au cœur de nos bourgs. Le patrimoine culturel religieux semble prendre le pas sur la foi chrétienne qui est l’origine et la base de ces constructions, aussi artistiques soient-elles, que nous pouvons que reconnaître dans la civilisation des peuples.

Mais avons-nous remarqué qu’il a souvent été ainsi dans l’histoire comme dans la Bible, après l’alliance du Sinaï (Ex. 15), on ne parle pas de sanctuaire consacré au vrai Dieu, tant que le peuple de Dieu connaîtra une condition d’itinérance ? !

Et lorsque prendra fin notre pèlerinage sur la terre, accueille-nous dans ton Royaume (Prière eucharistique A pour des rassemblements) ; oui, la vie est un pèlerinage, d’âge en âge, nous progressons vers l’Invisible, selon nos croyances, et nous reconnaissons notre histoire dans la Parole de Dieu révélée en Jésus-Christ. Nous sommes le Temple de son Esprit d’Amour pour le monde.

Paradoxe pour ne pas justifier et louer ce qui se passe pour notre Eglise actuellement ! Andréa Riccardi, fondateur de Sant’Edigio, historien du christianisme écrit : « Les nombreuses églises fermées, la suspension des messes, les obsèques célébrées en présence des seuls proches et d’autres mesures de ce genre m’ont laissé une certaine amertume. Les églises peuvent rester ouvertes, mais sans prière commune. Expression de l’alignement de l’Eglise sur les institutions civiles au même titre que les bars, restaurants, cinémas, théâtre… qui dit un peu un vide dans la société. Médias sociaux, radio et télévision ne remplacent pas une présence humaine de tous. On finit par banaliser la présence et l’apport de l’Eglise, qui apporte au contraire une espérance et une consolation dans la prière commune qui nous soutient les uns les autres… »  La peur est mauvaise conseillère nous dit l’adage. Au-delà des épidémies, peste, choléra, les chrétiens faisaient des processions et occupaient les églises en prière. Avec les bombardements de la dernière guerre, les gens se réfugiaient dans les églises. Les temps ont changé, et l’Eglise est disséminée dans les lieux de culte. Après la pandémie actuelle, il est dit que le monde ne sera plus comme avant. Le carême est un temps du désert, mais pas du vide existentiel. Des gestes de courage de la part des soignants et des aidants sont remarquables, et peu à peu surgissent des actions de solidarités en tout genre.  A chacun de réagir, en toute liberté, sur des évènements qui nous provoquent et nous dépassent. La conversion des consciences nous ouvre au Pardon et à la Paix, dans une fraternité qui se construit, loin de tout individualisme consumériste.  

Hubert LEBRETON, prêtre accompagnateur du CMR44

Confinement Semaine 2 : Lettre aux parents qui se sont préparés au baptême de leur enfant

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En ce temps d’épreuve pour tous, je comprends votre inquiétude sur la date du baptême compromise pour votre enfant. Cela me permet de vous dire que je vous porte dans les intentions de prière, avec la messe que je célèbre tout seul au quotidien, confiné comme vous tous.

Si tout est désert dans nos relations et nos activités habituelles, cela nous permet de considérer notre condition humaine, à la fois dans ses capacités de mise en œuvre, mais aussi dans sa fragilité et sa finitude. La foi chrétienne trace son chemin dans ce monde bouleversé et pris au dépourvu. C’est un évènement mondial sans précédent redoutable, qui nous montre que nous ne sommes pas les maîtres de la vie en nous. Le Christ est venu tracer dans notre monde un chemin d’Amour et de Vie éternelle. « Nous sommes baptisés dans la mort et la résurrection de Jésus », même dans des temps plus heureux.

Peut-être que votre inquiétude repose sur tous les préparatifs de la fête du baptême avec les invités pour le repas et la journée. Et vous attendez de l’Eglise une réponse pour engager tous ces préparatifs. Même que des invitations ont déjà été envoyées, et comment ensuite les honorer, avec les dates à convenir ensemble ?

Dans des temps plus d’insouciance, nous venons faire une demande à l’Eglise, par habitude, par tradition, parce que c’est dans la famille ainsi, et d’autres raisons que nous avons souvent entendu dans les préparations du baptême, sans oublier des paroles de vérité très fortes qui expriment la sincérité de votre vécu, de votre cheminement.

Dans des temps d’incertitude, nous sommes invités à regarder plus loin que nos préoccupations matérielles. Il y a un sens à chacune de nos existences. Ce sens s’oriente vers Dieu, si nous sommes croyants. Il nous demande d’être logique avec nous-mêmes. Dans une Eglise à la peine pour ses services, c’est à vous qu’il revient maintenant d’y prendre place, si vous la voulez plus attirante pour vous-mêmes et les générations à venir, comme celles de vos enfants.

Le monde continuera avec la population active que vous représentez. Il en est de même pour l’Eglise  si  vous la voulez, pour demain, présente sur votre commune, dans la paroisse.

La vie est un combat, et le monde des soignant-aidants nous le prouve actuellement de façon courageuse. De tous temps, même dans des moments les plus désespérés, des hommes et des femmes ont fait preuve du don de soi sans compter, pour que triomphe la Vie après l’épreuve.

Cette histoire que nous relisons dans son actualité, avec la force de nos convictions, reflète la vie du Christ, avec toutes celles et ceux qui l’ont suivi dans la foi, pour nous parvenir, comme héritiers des valeurs de l’Evangile à continuer.

Le chemin du carême nous conduit à Pâques, passage de la mort à la vie, dans l’Esprit du Christ ressuscité pour nous. Passage qu’il nous faut faire, au-delà de l’accessoire pour rejoindre l’essentiel,  sens à y trouver, pour rencontrer la Vérité du Seigneur Jésus ressuscité.

En famille, dans votre vie de couple, avec des enfants plus grands, pourquoi ne pas profiter, ensemble,  de ce temps qui nous confine,  pour se dire le bonheur de la vie envers et contre tout. Toute notre vie est préparation pour aller vers un monde meilleur, construire des relations plus fraternelles, comme ce moment convivial, attendu en famille, à la suite de la cérémonie du baptême. Et recevez la Bénédiction du Christ, à travers ces quelques mots, qui peuvent apaiser, les préoccupations du moment .    

Hubert LEBRETON, prêtre accompagnateur du CMR44

 

 

  

 

Confinement Semaine 3 : Lettre d’Ignace de Loyola en temps de coronavirus

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En ce temps d’inquiétude, saint Ignace de Loyola envoie une lettre par le biais du P. Nikolaas Sintobin sj, jésuite flamand.

 Chers habitants de la Terre,


Je vois que vous avez du mal à trouver la bonne attitude face au coronavirus. Ce n’est pas étonnant. Au cours des dernières décennies, la science a fait de tels progrès que vous en êtes venu à croire qu’une solution à chaque problème peut être trouvée en un rien de temps. Il devient maintenant évident dans le monde entier que c’est une illusion. Pour beaucoup d’entre vous, cela est assez déroutant.

J’ai été moi-même aux prises avec une maladie chronique pendant plus de trente ans. En tant que supérieur général de l’ordre des jésuites, j’ai été confronté à tous les problèmes possibles et imaginables, jour après jour, pendant quinze ans. J’aimerais vous donner quatre conseils pour traverser cette période difficile. Elles sont tirées de ma propre expérience.

À l’époque de ce coronavirus, obéissez aux médecins, aux scientifiques et aux autorités comme si c’était Dieu lui-même. Même si vous n’êtes pas d’accord avec leurs décisions ou si vous ne les comprenez pas bien, ayez l’humilité d’accepter qu’il vaut la peine de vous fier à leurs connaissances et leur expérience. Elle vous donnera bonne conscience et vous permettra d’apporter votre contribution à la solution de la crise.

Méfiez-vous de la peur. La peur ne vient jamais de Dieu et ne mène pas à Dieu. La peur vous suggère souvent toutes les raisons possibles pour lesquelles vous devriez être angoissés. En grande partie elles sont vraies. Seulement, il ne faut pas en avoir peur. Le Seigneur prend aussi soin de vous maintenant. Je le sais de source céleste bien informée. L’expérience a montré qu’Il écrit droit sur les lignes terrestres courbes. Osez croire en cela.

En temps de crise, la prière n’est pas moins, mais plus profitable. Accordez-vous le droit de vous abandonner à son amour. C’est le meilleur antidote contre la peur. Chaque jour vous pourriez avec ce que l’on appelle aujourd’hui un podcast, avec par exemple l’application Prie En chemin.

Enfin, n’oubliez pas de vivre et de profiter de la vie au milieu de tout ça. Quoi qu’il arrive, chaque seconde qui vous est offerte est un cadeau unique et précieux. Le coronavirus ne peut rien faire pour changer cela.

Uni à vous dans une prière incessante,
+Ignace de Loyola,
14 mars 2020, heure de la Terre


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Confinement Semaine 3 : Encourager

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Seigneur Jésus, tu n’es pas venu réprimander, ni condamner, mais encourager, c’est-à-dire sauver. Tu n’es pas venu nous répéter nos manques, que nous connaissons parfaitement dans toi, mais nous enlever les péchés, que nous ne pouvons-nous pardonner à nous-mêmes. Auprès de toi, il n’y a heureusement aucun prix d’excellence, mais bienheureusement de multiples prix d’encouragement.

Car il nous est si facile de nous décourager les uns les autres. Ceux qui croient découragent ceux qui ne croient pas, comme si la foi était une chasse gardée pour les fidèles de la doctrine, les artisans de la vertu et les spécialistes de l’espérance. Mais ceux qui ne croient pas découragent tout autant ceux qui croient, comme si la foi était une insignifiance, une maintenance, une déshérence. Il nous est si facile de nous prendre les uns les autres à la gorge, même sans la serrer, au point que nos vies ne soufflent plus, mais s’essoufflent à se fréquenter.

Il faut peu de chose pour que le découragement envahisse nos châteaux de sable : une ironie ou une dureté, une parole manquée ou une parole appuyée, un silence rongeur ou un silence réprobateur : nous ne voudrions pas vivre de courage mais d’encouragements. Nous ne quémandons pas le sucre, comme les caniches dans les salons, mais nous avons besoin de sel, comme les chèvres dans la garrigue.

Dispose-nous à encourager les femmes et les hommes, les vieillards et les enfants. Dispose-nous à encourager les faibles, quand ils défaillent en solitude et les forts, quand ils assaillent en maladresse. Dispose-nous à encourager même ceux qui nous découragent, car peut-être ne sont-ils que le reflet de notre hostilité. Ô Dieu, dans l’encouragement, apprends-nous le courage et non pas l’attendrissement. Sois fort pour nous pour que nous devenions forts par toi. Tu es le Dieu qui redresse le roseau courbé et qui dresse l’homme épuisé. Tu es le Dieu du courage de l’affrontement avec la passion et de l’abondance de la compassion. Tu es le Dieu venu sur la terre pour encourager chaque homme et tous les hommes en tenant tête aux puissances ennemies de la dérision et de l’oppression. Que ton encouragement soit la compagnie de nos courages, vidés au soir du Vendredi Saint, relevés au matin de Pâques. Amen.

André Dumas, Cent prières possibles, Albin Michel, 2000

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NOËL DANS L' AUJOURD'HUI DE NOS VIES

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NOËL 2019.

  Alors l’ange leur dit : « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple ».  Le clown, il est dans le cirque, le cercle qui trace la rondeur de la terre, et il est là pour apporter de la gaîté au public.  Ce soir, le clown  prend la voix de l’ange de la crèche, il vient de l’Europe, de l’Occident.

Clown : Bethléem, c’et proche de chez nous, c’est le Proche-Orient, le pays où Jésus vient naître, c’est aussi le Moyen-Orient, c’est-à-dire à mi-chemin, au milieu du monde. Tout ça pour dire que  Jésus est au centre, comme un soleil, et sa lumière va se lever partout, à tout le monde, jusqu’à l’Extrême-Orient.

Chinois : l’Extrême-Orient, c’est nous, avec ma tête de mandarin, j’assure un pouvoir et une sagesse de vie ; la route de la soie nous a permis des échanges avec le monde. L’Evangile, il est arrivé à notre porte, avec St François-Xavier, un jésuite, comme le pape François qui a choisi d’ailleurs de porter son nom. Mais, nous avons déjà une religion millénaire,  le confucianisme, avec son fondateur Confucius. C’est comme chez vous, tout le monde n’est pas croyant, et beaucoup sont contre toutes formes de religion. C’est notre histoire. Mais il y a des catholiques fervents ; ils sont comme des étoiles, disséminés sur notre sol, et dans la nuit du petit nombre, ils clament l’Espérance apportée par Jésus.

Indien : avant vous, la Chine, il y a nous, les Indes. Et nous avons des figures célèbres, comme Gandhi, apôtre  de la non-violence. Chaque pays a sa culture et aussi sa religion bien implantée ; avec nos maîtres à penser, Bouddha, pour le bouddhisme, le shintoïsme, le dalaï-Lama ; nos croyances, comme partout, ont débordées, au-delà de nos frontières. Des chrétiens ? Il y en a, et ils sont proches des pauvres, rappelez-vous, Mère Térésa de Calcutta ,  et bien d’autres qui ont témoigné de l’Evangile, par leur vie donnée, on dit même que l’apôtre Philippe,  dans l’Evangile, est venu mourir chez nous.

Moine : si j’ai une tête de moine-défricheur, je représente les prêtres, religieux, missionnaires, qui sont partis, porter partout, jusqu’au bout du monde, la lumière de Bethléem. L’enfant-Jésus, va grandir, et il va envoyer les disciples qu’il a formé, vers le monde à venir : «  Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

Espagnol : Ola, nous sommes voisins frontaliers, mais nous ne connaissons pas plus, pas plus  que les pays qui sont aux  extrémités du monde, si nous ne sommes pas branché en réseau aujourd’hui . Pourtant, j’en vois   passer du monde,  de par chez vous, vers Compostelle. St Jacques, l’apôtre, aurait, dit-on, sa tombe là-bas. Des pèlerinages ne manquent pas sur les traces de St Ignace de Loyola, fondateur des jésuites, Ste Thérèse d’Avila, réformatrice du Carmel,  St Jean de la Croix, grand poète mystique. C’est de chez nous que sont partis des missionnaires, à la suite des colonisateurs, pour évangéliser le Nouveau Monde.

Mexicain : le Nouveau Monde ? Mais le monde n’a pas commencé avec vous, nous avons-nous aussi nos divinités, les Aztèques, le Dieu Inca, et bien d’autres vénérations que vous avez refoulés, par la force, quand vous avez débarqués sur nos côtes. Nous avons nos témoins et nos martyrs dans la foi .Sainte Rose de Lima, Monseigneur Oscar Roméro, don Helder Camara ; Amérique latine, car vous êtes venus donner des noms chrétiens à notre géographie, la ville de Bélem, à l’embouchure du fleuve de l’Amazone, c’est Bethléem,  car les Portugais y ont débarqués un 25 décembre.

Cheyenne : réserve d’Indiens, nous le sommes devenus, en Amérique du Nord, avec les cow-boys et les Indiens . L’arc-en-Ciel est notre fétiche ; il nous fait signe que toutes les couleurs de la terre se valent en une harmonie naturelle . Suivez les signes de pistes, et vos routes bitumées s’arrêteront sur nos sentiers ; là, nous entendons déjà vos pas, dans cette invitation autour du feu, pour fumer le calumet de la paix : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté »

Indienne Sioux : heureusement que je suis là pour faire bouillir la marmite, mais ne me cantonnez pas aux cuisines. Les hommes sont toujours contents de nous trouver. Et les enfants qui nous tournent autour, qui s’en occupe dans une éducation partagée entre mari et femme ? La parité se met en place en appliquant la parole de Dieu, au premier jour de la création : Homme et femme, il les créa à son image. A la dureté de la guerre, qui ne semble pas s’éteindre sur notre planète, nous offrons la trêve de Noël. Puisse-t’elle s’étendre à toutes les nations de la terre. Que nous n’entendions que les bonnes nouvelles, comme des fleurs cueillies, déposées au pied de la crèche. La Bonne Nouvelle de Noël, c’est  le bouquet de toutes nos belles choses, pour parfumer notre terre, de la bonté de Dieu pour tous.

Clown : Les clameurs du cirque se sont tues. Le clown, lui, encore tout maquillé, est triste. Son public est parti, et il n’a pas pu tout dire, comme de ce qui se passe en Afrique, ou dans les pays arabes, autour du pays de Jésus. Tout ne tourne pas rond. «  Quel drôle de métier que le mien ». Ils ont souri à mes propos, ou se sont ennuyés. Au fond, ils s’amusent d’eux-mêmes. Il faut aller au-delà des grimaces ou du masque, pour regarder de  l’intérieur, qui nous sommes. En chacun de nous, clown ou non, d’ailleurs chacun l’est à sa manière,  il y a une personne qui va toujours grandir. Il faut aimer la carapace, si l’on veut toucher le fond du cœur. Dieu en tout cas l’a compris, quand dans son Fils Jésus, il a saisi notre fragile humanité, pour lui en donner toute sa dignité, dans son Corps Glorifié, Ressuscité.       

Hubert LEBRETON, aumônier du CMR44

  Illustration : « La Nativité » Georges de La Tour.

Texte à imprimer : Noel hubert lebretonNoel hubert lebreton (739.71 Ko)

Vous êtes aimé pour ce que vous apportez au monde

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En ce jour de votre vie, je crois que Dieu souhaite que vous sachiez…

Que vous êtes aimé aujourd’hui pour le cadeau merveilleux

que vous apportez au monde en étant vous-même.

Difficile à croire, n’est-ce-pas, que vous êtes aussi spécial

Aux yeux de Dieu ? Et pourtant vous l’êtes, et non pas à cause

de ce que vous avez fait, mais grâce à qui vous êtes.

Vous êtes la propre création de Dieu,

une expression de la Divinité sous forme humaine.

Le chemin le plus rapide pour en faire l’expérience est d’être

le véhicule au travers duquel les autres le voient en eux-mêmes.

Chaque personne avance sur son chemin et fait de son mieux.

Dieu sait cela et c’est pourquoi Dieu vous aime tous.

 

Avec tout mon amour, votre ami…

Neale

Prière d’équipe, Vignoble, 12 décembre 2019.

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L'engagement

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« Tant qu’on ne s’est pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer et toujours aussi dès qu’il s’agit de prendre des initiatives ou de création, (créer).

Cela nous maintient dans une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance tue quantité d’idées et de projets magnifiques : dès l’instant où l’on s’engage totalement, la Providence bouge aussi.

Toutes sortes de choses se produisent qui viennent à l’aide de celui qui s’est mis sur sa voie, alors qu’elles ne se seraient jamais révélées autrement.

Toute une série d’événements découlant de cette décision se mettent au service de l’individu, aplanissant les incidents imprévus, favorisant des rencontres et l’assistance matérielle que l’on n’aurait jamais osé rêver d’obtenir.

Quoi que vous puissiez faire, 

Quoi que vous rêviez de faire, entreprenez-le !

L’audace donne du génie, de la puissance et de la magie.

Mais commencez maintenant !

Johan Wolfgang Von Goethe

Romancier, dramaturge, poète, théoricien de l’art et homme d’Etat allemand (1749-1832)

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L'objet

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L’OBJET

L’objet se rapporte à un sujet ; la grammaire scolaire vous l’apprend dans le langage et dans l’écriture. « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » nous disent les classiques.

Dieu nous a crée « sujet », et dans son plan de la Création, tout ce qui vous entoure, devient ‘objet’ au service de notre humanité. L’objet nous est utile pour évoquer, matérialiser, visualiser, ce qu’il en est de nos souvenirs, mémoire dans notre livre de vie. Souvenirs d’été, participe passé du verbe ‘être’, ce n’est déjà plus, dans le temps qui ne cesse de fuir entre vos mains. Souvenirs mêlés de sentiments, de l’affectif à fleur de peau, de tout ce qui motive et nous passionne, de tout ce qui nous donne raison de vivre et d’agir.

Dans l’Evangile, puisque c’est notre référence, à nous chrétiens, Jésus s’est servi d’objets de la nature pour en délivrer son message d’amour. La mangeoire où il a été déposé à sa naissance, signifie cette nourriture à venir, de son Corps, livré pour nous, comme du bon pain. Puisqu’il s’est dit ‘source d’eau vive’, vient irriguer nos terrains de vie qui se dessèchent, purifier la pollution de nos vies. Le vin qui réjouit le cœur de l’homme annonce les noces du règne de Dieu, alliance de Dieu avec son peuple. La croix du supplicié nous révèle un Dieu qui a pris la condition de serviteur, jusqu’au châtiment de l’esclave, au plus profond de notre humanité, pour la relever, la sauver, dans le lendemain de la Résurrection.

« Objets inanimés, vous avez donc une âme », quand vous nous faites dire, nos vacances, des moments inoubliables, c’est-à-dire qu’ils font parties de nous-mêmes. Ils deviennent «’sujets de notre personnalité’, outils qui prolongent la main de chacun, créateur, à sa manière, à sa façon. De nos différences, car chaque vie est unique, nous allons communier à ce qui nous rassemble, autour d’une présence, dans un esprit d’amour fraternel ; la vie de nos équipes en Mouvement en est le signe, pour nous même, pour le monde, et c’est ainsi que nous rencontrons le visage du Christ, où nos objets apportés parlent de nous, où les objets que le Seigneur Jésus nous a montré, parlent de lui, pour nous tenir en relation, en relais, traits d’union entre tous, tous sujets de la Vie qui nous est confiée.

« La foi sans objet, et la promesse sans valeur car notre salut est objet d’espérance » (St Paul aux Romains 4,14-8,24.

P. Hubert Lebreton.

Conseil d’administration de rentrée du CMR – 28 Août 2019 – Nantes.

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Aimons-nous les uns les autres, et plus encore.

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Dimanche prochain, c’est le dimanche des Rameaux, puis la semaine sainte.

Le soir du Jeudi saint de nombreux chrétiens entendront ce commandement de Jésus, tel un testament offert : « aimez-vous les uns les autres ».

Nous pourrions en rester là, s’essayer à des efforts, plus ou moins fructueux, envisager des gestes emprunts de cette fraternité possible et s’en satisfaire....

Non. Il nous faut aller plus loin, entendre la suite de cette phrase : « les uns les autres… comme je vous ai aimé » !

Et alors, si précédemment on s'imaginait faire des choix, parfois les plus faciles: aimer celui ou celle qui me ressemble, me fait rire, m’apporte quelque chose de nouveau ou pire…  me rend service, là on se retrouve devant un sacré défi : « aimer l’autre comme Jésus nous a aimé »,

Ce n’est pas seulement à relier à sa Passion, pas seulement jusqu’au bout de la vie, de la sienne, pour la nôtre, non c’est comprendre au-delà de ce sacrifice inatteignable, tout ce que cela engage : aimez l’autre à genoux, en lui tendant la main, en lui demandant d’abord ce qu’il attend de nous, même s’il est loin, hors de notre zone de confort, ce grand mot à la mode qui enferme l’humain dans un impossible possible.

Aimer l’autre comme Jésus nous a aimé, c’est l’écouter d’abord, deviner ce qui le distingue de nous et le rend intéressant finalement. Pourquoi devoir toujours chercher le point commun pour aimer ? pourquoi ne pas s’aventurer à la surprise, la différence qui enrichit ?

St Exupéry a dit « Ce qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit ».

N’est-ce pas cela le grand défi que nous lance Jésus, dans cet aujourd’hui qui recouvre tant de pensées uniques, tant de crises identitaires qui enferment au lieu de rassurer ?

S’enrichir de l’autre, parce qu’il ouvre des portes dont nous ignorions l’existence avant de le croiser, de l’autoriser à entrer dans cette zone forteresse qui empêche ce possible amour inconditionnel.

Aimons-nous les uns les autres… aimons-nous avec cette humilité qui rend plus attentif. Aimons-nous même agacés, même dérangés, aimons-nous parce que l’humain augmenté n’est pas le robot qui guérit la vieillesse, mais l’homme restauré par l’autre, par celui qui est regardé.

Florence

Conseil d'Administration du 11 avril 2019

Illustration : Rebecca Dautremer, "les mots retrouvés ", Une bible comme un roman. Octobre 2014.

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Talon d'Achille

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Même si nous portons une cicatrice, une fragilité,

celle-ci ne fait pas de nous des victimes,

mais au contraire elles témoignent  de notre courage, 

d'être vivants, d'être debout, sans en avoir honte.

Chacune vaut ce qui la différencie des autres

et en fait un être unique et irremplaçable :

Certes pas parfaites mais humbles et relevées par Dieu.

 

Alors soyons dans la joie, nous ne marchons pas seul(es)s

sur le chemin de nos vies.

Nous rencontrons nos frères et nos soeurs dans la foi.

"Quand nous partageons, Dieu nous donne la joie de vivre."

Cette expression découverte aujourd'hui est une valeur pour la vie.

Car comme le disait une sainte : "il y a plus de joie à donner qu'à recevoir".

.../...

Prière 6, Caroline Doucet, recueil de prières. avril 2017.

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Seigneur, maître du temps.

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Seigneur, maître du temps,
fais que je sois toujours prêt à Te donner
le temps que Tu m'as donné.

Seigneur, maître du temps,
aide-moi à trouver chaque jour

le temps de Te rencontrer
et le temps d'écouter les autres,

le temps d'admirer
et le temps de respirer,

le temps de me taire
et le temps de m'arrêter,

le temps de sourire
et le temps de remercier,

le temps de réfléchir
et le temps de pardonner,

le temps d'aimer
et le temps de prier.

Seigneur, maître du temps,
je Te donne toutes les heures de cette journée
et tous les jours de ma vie,
jusqu'au moment où j'aurai fini
mon temps sur la terre.

Jean-Pierre Dubois-Dumée, co-fondateur de Panorama

Prière d'équipe CMR

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CA COMPTE AUSSI !

Ca compte aussi

CA COMPTE AUSSI !

Une gerbe superbe quand vient le président,

C’est peut être important ;

Mais un brin de muguet et un petit merci

Et bien, ça compte aussi !

 

Les discours officiels, du moins de temps en temps

C’est peut être important ;

Cependant un « je t’aime » ou quelqu’un qui sourit

Et bien, ça compte aussi !

 

La misère, la faim sur tous les continents,

C’est bien sûr important ;

Mais un bébé qui pleure ou un vieillard aigri

Et bien, ça compte aussi !

 

S’acharner au travail, avoir assez d’argent

C’est hélas important ;

Mais savoir s’arrêter, prendre un peu de répit

Et bien, ça compte aussi !

 

Accueillir l’étranger, accepter le migrant

C’est vraiment important ;

Mes voisins de palier qui ne font pas de bruit

Et bien, ça compte aussi !

 

Suivre de cœur le Pape dans ses déplacements

C’est sans doute important ;

Mais faire mon possible, à l’endroit où je suis

Et bien, ça compte aussi !

 

Bien sûr qu’il ne faut pas délaisser pour autant

Ce qui est important ;

Mais ma vie est surtout en gestes tout petits

Et bien, ça compte aussi !

 

‘DEFI 2000’, Service jeunes, Angers

Formation Fondation CMR, Poitiers, 2019

 

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ECOUTER

Ecoute

Ecouter est peut être le plus beau cadeau

Que nous puissions faire à quelqu’un…

C’est lui dire, non pas avec des mots,

Mais avec ses yeux, son visage, son sourire

Et tout son corps : tu es important pour moi,

Tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…

 

Ecouter, c’est commencer par se taire

Ecouter, c’est accueillir l’autre

Avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même

Sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.

 

Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un

Soit comme ceci ou cela,

C’est apprendre à découvrir ses qualités

Qui sont en lui spécifiques.

 

C’est être ouvert positivement

A toutes les idées, à tous les sujets,

A toutes les expériences,

A toutes les solutions, sans interpréter,

Sans juger, laissant à l’autre son espace.

Et le temps de trouver la voie qui est la sienne.

 

Etre attentif à quelqu’un qui souffre

Ce n’est pas donner une solution

Ou une explication à la souffrance

C’est lui permettre de la dire et de trouver

Lui-même son propre chemin pour se libérer.

 

Ecouter c’est donner à l’autre

Ce que l’on ne nous a peut être jamais donné :

De l’attention, du temps, une présence affectueuse.

 

Anonyme

We Autrement, Bressuire 2018.

 

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CUEILLE LE TEMPS

Cueille le temps

Tu ne peux pas retenir le temps. Il passe.

Il coule entre doigts comme l’eau de la fontaine.

Il glisse dans ta main comme le sable de la mer.

Tu ne peux pas rattraper le passé. Il n’est plus.

Il s’en est allé comme le couchant d’hier.

Il a disparu comme un souvenir perdu.

 

Tu ne peux emprisonner le futur. Il n’est pas encore.

Il viendra à son heure comme le levant de demain.

Il te rejoindra comme la vague qui s’approche du rivage.

 

Mais tu peux toujours cueillir le présent

comme un beau présent de Dieu.

Ce présent est comme un arbre :

Il plonge ses profondes racines dans ton passé

tout plein de souvenirs et d’expériences

comme une sagesse accumulée.

 

Et il lance ses logues branches vers ton futur

Tout plein de promesses et d’espérance,

comme un projet emballant

Le présent est fait de ton passé qui n’est plus

et de ton futur qui n’est pas encore.

 

Prends le temps qui t’es donné à chaque instant qui passe.

Ne gaspille pas ton temps,

C’est un cadeau de Dieu.

Ne passe pas ton temps à courir après le temps.

Prends ton temps.

Ne dis pas : je n’ai pas le temps.

Dis plutôt : j’ai tout mon temps

 

Ne sois pas avare de ton temps.

Donne de ton temps aux autres

Comme Dieu te le donne à toi.

Ne cours pas tout le temps, prends ton temps.

Et laisse au temps le temps de faire son temps.

 

Alors tu gagneras du  temps.

Et tu découvriras que c’est beau et bon le temps,

Que c’est plein de Dieu dedans.

Jules BEAULAC, prêtre québecois

Session CMR La Pommeraye, 2018.

 

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LES MERVEILLES DE CHAQUE JOUR

Merveilles de chaque jour

Mon Dieu de tous les jours

Et de toutes les heures

Je Te demande une faveur spéciale :

Ne me laisse jamais bailler

Devant une de tes merveilles !

 

Laisse-moi jouir du miracle de chaque réveil,

Du miracle de savoir que je suis encore en vie,

Du miracle de respirer, de marcher et de penser,

Du miracle de ton Amour et de ta Miséricorde

 

Aide-moi à ne jamais me lasser de tes saisons ;

Le printemps est un miracle,

Et l’hiver est un beau miracle.

Chaque jour est un miracle,

Ainsi que chaque nuit. (…)

 

Fais-moi ce cadeau, Seigneur :

Le don de T’apprécier

Ainsi que tout ce que Tu fais.

Un jour je Te demanderai le don suprême

De T’aimer comme je le devrais,

Plus qu’hier… et moins que demain.

 

Eddie Doherty ‘Psaume d’un pécheur’, Cerf 1979. Extrait.

Prière d’équipe CMR44.

 

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NOUS SOMMES DES OUVRIERS, PAS DES MAITRES ARTISANS, PAS DES MINISTRES, PAS DES MESSIES.

Nous sommes des ouvriers

Il est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi.

Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, il est aussi au-delà de notre vue.

Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.

Rien de ce que nous faisons n’est achevé, ce qui voudrait dire, en d’autres termes, que le Royaume se trouve au-delà de nos possibilités.

 

Aucune déclaration ne dit tout ce qui peut être dit.

Aucune prière n’exprime complètement notre foi.

Aucune religion n’apporte la perfection.

Aucune visite pastorale n’apporte la plénitude.

Aucun programme n’accomplit la mission de l’Eglise.

Aucun ensemble de bits et d’objectifs ne peut être complet.

C’est ainsi que nous sommes.

 

Nous plantons des graines de semence qui un jour pousseront.

Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur.

Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront.

Nous fournissons le levain qui produira des effets bien au dessus de nos capacités.

 

Nous ne pouvons pas tout faire, et le comprendre nous apporte un sentiment de libération.

Cela nous permet de faire quelque chose, et de la faire bien.

Ce n’est peut être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin, une opportunité de laisser entrer la grâce de Dieu qui fera le reste.

 

Nous pouvons ne jamais voir le résultat final, mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier. Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans, pas des ministres, pas des messiers.

Nous sommes les prophètes du futur et non de nous-mêmes.

Amen

 

Oscar Romano, archevêque de San Salvador.

Session APF 2018.

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VIEILLIR EN BEAUTE

Personne agee heureuse en ehpad

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,
Sans remord, sans regret, sans regarder l’heure ;
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur ;
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps ;
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour ;
Car, où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir ;
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir.

Ghislaine Delisle

Prière d’équipe CMR44.

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Date de dernière mise à jour : 23/06/2020